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Radiance remporte le trophée de l'innovation 2010

Les trophées 2010 de l'innovation en prévention et promotion de la santé ont été remis le 1er juillet, à Paris, à l'occasion des Journées de la Mutualité Française. Le premier prix* a été décerné à la mutuelle Radiance Nord-Pas-De-Calais pour l'outil pédagogique et ludique "Justin Peu d'Air". Celui-ci permet d'apprendre aux enfants à connaître tout ce qui peut polluer l'air d'un logement, afin de préserver sa santé et spécifiquement limiter les allergies et les crises d'asthme.

Lors des Journées Mondiales de l’Asthme en 2005, la mutuelle Radiance a initié une rencontre des professionnels de santé de pneumologie et d’allergologie avec les experts de l’environnement.
Tous s'accordèrent sur le fait que la qualité de l’air des logements a un impact sur la santé, en particulier les pathologies d’asthme et d’allergies. Une conviction renforcée par l’émergence d’études scientifiques sur les expositions aux polluants intérieurs.
Sachant que l’homme passe 80 % de son temps dans des espaces clos dont le logement, la mutuelle Radiance Nord-Pas-De-Calais a pensé qu'il était temps d'agir sur le terrain de la prévention et eut l'idée de créer "Justin Peu d'Air"…

Un projet ambitieux et rassembleur
Il a fallu 3 ans pour que le projet aboutisse: recherches sur la thématique, recueil de données scientifiques et médicales, synthèses des conseils et effets, réalisation d’une maquette pièce par pièce avec les sources de pollutions et les solutions appropriées, rédaction d'un livret pédagogique…
A l’initiative de ce projet, la mutuelle Radiance Nord-Pas-De-Calais l’ a coordonné en partenariat avec la Mutualité Française Nord-Pas-De-Calais et de nombreux intervenants: Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique, ATMO Nord-Pas-De-Calais, Services de Prévention Santé du Conseil Général du Nord, Centre Hospitalier de Roubaix, Comité Départemental de lutte contre les Maladies Respiratoires, Santé en Action réseau asthme.

La maison de "Justin peu d'air"
"Justin Peu d'Air" est la reconstitution d’un logement avec aménagement et décorations amovibles adaptables à la thématique traitée : humidité, intoxication au monoxyde de carbone, produits chimiques, acariens… C'est un support de prévention de type pédagogique et ludique qui permet d'aborder avec les jeunes publics l’air et la santé, les sources de polluants et d’allergènes du logement, leurs effets sur la santé, les moyens de limiter les expositions, limiter la survenue de crises d’asthme et d'allergies.

Qui utilise "Justin peu d'air" ?
Animation collective en petit groupe (6/8 enfants ou adultes) lors d’ateliers santé, de forum ou lors de séances d’éducation thérapeutique ;  Services hospitaliers d’allergologie et de pneumologie ; Ecoles de l’asthme ; Conseillers médicaux en Environnement Intérieur ; Services municipaux d’hygiène et de santé ; Centres ressources en éducation à la santé ou en environnement ; Enseignants et infirmières scolaires ;  Réseau prévention de la mutualité française ; Chargés de prévention santé  environnement….
Aujourd’hui  « Justin Peu d’Air » connaît un réel succès auprès des professionnels de santé et de la prévention. Au total une centaine de structures l’utilisent dans leurs actions de promotion santé sur le thème de la qualité de l’air intérieur à travers la France.

Pour tout renseignement : Contactez Barbara BUTEZ Chargée de Prévention Promotion Santé Radiance Nord Pas de Calais au 03.20.14.41.61.

 

*(ex aequo avec la mutualité française Bourgogne)

 


 


 


famille -yeux

Au soleil, protégez les yeux de vos enfants !

Combien de parents pensent à protéger leurs yeux avec des lunettes de soleil mais oublient d’en faire porter à leurs enfants ? Pourtant, dès le plus jeune âge, une exposition aux rayons ultraviolets peut provoquer des maladies et compromettre la santé visuelle à long terme. Quelques précautions s’imposent.

Porter des lunettes de soleil – souvent de marque – va de soi pour un adulte. Mais bien des parents ne pensent pas à en équiper leurs enfants. Or, plus ils sont jeunes, plus les rayons ultraviolets (UV) sont nocifs pour leurs yeux. Les conséquences d’une exposition précoce peuvent se révéler immédiatement ou à plus long terme. Le cristallin du tout-petit, jusqu’à l’âge de 6 ou 8 ans, est très transparent. Il laisse passer jusqu’à 100 % des rayons UV, alors que celui de l’adulte les filtre parce qu’il devient moins clair avec l’âge.
Premier effet du soleil : les kératites surviennent après une exposition à forte dose, le plus souvent à la montagne à cause de la réverbération du soleil sur la neige. Elles surviennent aussi après de longues heures sur la plage ou sur un bateau en mer. « La cornée est abrasée, les enfants clignent des yeux, ont mal », explique la Pre Dominique Bremond-Gignac, ophtalmologue pédiatrique à l’hôpital universitaire d’Amiens. Il faut alors appliquer une pommade ophtalmique pour soulager ces brûlures.

Cataracte précoce
Deuxième risque : une surexposition aux UV peut endommager la cornée et le cristallin et, à plus long terme, provoquer une cataracte précoce, comme on le voit fréquemment dans les pays très ensoleillés.
Troisième danger : un enfant dont les yeux ont été exposés au soleil sans protection risque de développer, en vieillissant, une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). « Plus on s’expose tôt au soleil et plus cela aura des répercussions plus tard sur les yeux. Et c’est cumulatif ! », prévient Dominique Bremond-Gignac.
Pour prévenir ces risques, il convient d’adopter des réflexes simples : équiper d’une ombrelle la poussette ou le landau, faire porter à son enfant, dès le plus jeune âge, un chapeau avec un large bord ou une casquette avec une visière. Et lui faire chausser des lunettes solaires dès qu’il se trouve au soleil. « Il ne s’agit pas de lui faire porter des lunettes de soleil à l’intérieur, mais uniquement quand il est en milieu solaire », souligne l’ophtalmologue.
Il est recommandé de les acheter chez un opticien, plutôt qu’en grande surface ou même en pharmacie ou parapharmacie, où la qualité n’est pas garantie. Le modèle doit porter le sigle CE, qui signifie qu’il respecte les normes européennes, et mentionner le chiffre 3, qui correspond au degré de filtrage des rayons UV. Les verres seront en matière organique, pour être incassables. 

Dès 8 jours si nécessaire
A partir de quel âge un enfant peut-il porter des lunettes de soleil ? Dès 8 jours, si nécessaire. « Plus vous le chaussez tôt, plus c’est facile. A 6 mois, ce sera plus aisé qu’à 1 an car, à cet âge-là, il aura tendance à jouer avec ses lunettes », remarque l’ophtalmologue. Pour les faire tenir en place, un élastique ou un tube en mousse élastique – comme ceux qu’utilisent les surfeurs ou les skieurs – reliera les deux branches en passant derrière la tête.
A partir de 6 ou 8 ans, les yeux des enfants sont mieux protégés. Ce n’est pas pour autant qu’il faut cesser de les équiper, en particulier lorsqu’ils pratiquent des sports de plein air. S’ils font du catamaran ou du ski, des lunettes solaires de qualité s’imposent, avec une protection renforcée sur les côtés.
Comme pour la peau, plus les yeux des enfants sont clairs, moins leur fond d’œil est pigmenté. Leurs yeux sont donc plus réceptifs aux effets des UV. Enfin, chez les enfants, comme chez les adultes, il vaut mieux éviter de s’exposer au soleil entre midi et 16 heures : c’est à ce moment-là que les rayons sont les plus toxiques, pour les yeux comme pour la peau.

Martine Doriac