Quelles réglementations et quels effets de l’alcool au volant ?
En France, il convient de ne pas dépasser 0,5 g/L et seulement 0,2 g/L d’alcool dans le sang si vous avez un permis probatoire. Des contrôles préventifs peuvent être effectués à tout moment par les forces de l’ordre. Pour avoir un repère, sachez que votre alcoolisation maximum se situe 15 minutes après avoir consommé votre verre si vous êtes à jeun et jusqu’à une heure, après absorption au cours d’un repas.
En cas de dépassement de ces limites autorisées les risques encourus sont de 135 euros d’amande et le retrait de 6 points, pouvant aller jusqu’au retrait de permis en cas de récidive. Plus l’alcoolémie est élevée, plus les sanctions sont conséquentes. Cette réglementation vise à dissuader le conducteur de consommer de l’alcool.
De nombreuses campagnes de prévention ont lieu depuis 2005, sur « SAM c’est celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas » pour expliquer et limiter les risques sur les routes. SAM signifie « Sans Accident Mortel ».
Cependant chaque année, malgré cela, on déplore environ 1 000 morts par an, en France, liés à l’alcool au volant.
Les troubles associés à une alcoolisation sont nombreux, on compte une baisse de la vigilance et de l’attention, une diminution des réflexes, un allongement du temps de réaction au volant, une prise de risques inconsidérée ou encore un trouble de la vision.
La somnolence est aussi une conséquence très fréquente de la prise d’alcool. Sous son effet, nous avons tendance à avoir une certaine excitation suivie d’une fatigue et une sensation de lassitude.
La somnolence est d’autant plus importante si la prise d’alcool est combinée avec la prise de médicaments. Cette consommation simultanée est fortement déconseillée. Soyez attentif, certains ne sont pas compatibles avec la conduite. Ceux qui sont potentiellement impactant présentent un pictogramme, classé de 1 à 3 en fonction du risque du médicament pour la conduite. Si le cannabis est dangereux au volant, associé à l’alcool, il l’est davantage puisqu’il multiplie par 29 le risque d’accident mortel, en étant associé à l’alcool.
Quels risques liés à la somnolence ?
L’alcool cause de la somnolence. A l’inverse veiller activement pendant plus de 16 h entraîne des effets équivalents à la présence de 0,5 g/L d’alcool dans le sang. C’est un cercle vicieux. L’alcool fatigue et la fatigue provoque les mêmes effets que l’alcool. Les réflexes du conducteur sont alors moins bons et la prise de risques plus élevée.
Soyez attentif à votre corps, il envoie plusieurs signaux indiquant le début de la somnolence. Les plus fréquents sont :
- difficulté à se concentrer
- raideurs dans la nuque, dans le dos
- bâillements répétés
- picotement des yeux
- fourmillement dans les jambes
- besoin incessant de changer de position
Nous pouvons être touchés par un épisode de somnolence même sur un trajet court, inférieur à deux heures. Les moments les plus risqués sont :
- En journée de 12 h à 16 h, encore plus après un repas copieux et plus ou moins arrosé.
- La nuit, de 2 h à 5 h, où la vigilance du conducteur baisse naturellement.