Mais que sait-on du chocolat ?
Tout part du cacaoyer, petit arbre des régions chaudes et humides. Le cacaoyer donne des fruits : les cabosses qui renferment les fameuses fèves. Il existe principalement trois sortes de cacaoyer, chacune avec ses particularités : la première au Venezuela et au Pérou, avec des senteurs et goût de noisette, miel, caramel. La seconde se trouve en Amazonie, avec des fèves plus amères. La troisième se situe au pied de la Cordillère des Andes, avec des arômes aux notes fleuries : jasmin, fleur d’oranger.
A l’origine, les premiers grands cultivateurs de cacao, les Mayas, utilisent les fèves, auxquelles ils ajoutent de l’eau et des épices pour en faire une boisson. Puis en 1747, un anglais à l’idée lumineuse d’ajouter du sucre à la masse de cacao : il invente le chocolat à croquer.
Mais comment le fabrique-t-on réellement ?
Pas si simple ! On récolte les cabosses, on en extrait les fèves de cacao, on les étale sur des feuilles de bananier ou caisses en bois pour qu’elles fermentent. C’est durant cette opération que se forment les précurseurs de l’arôme du chocolat. Puis vient la phase de séchage, puis de torréfaction des fèves qui donne l’arôme final. Le concassage des fèves permet de les séparer de leur coque, et leur broyage va finalement donner la pâte de cacao. Cette pâte va devenir soit du beurre de cacao (on extrait la graisse), soit être transformée pour devenir du chocolat. On y ajoute du sucre et le tout est malaxé pendant deux ou trois jours. C’est le conchage, au cours duquel on ajoute encore du beurre de cacao. Vient alors la phase de cristallisation. On obtient un chocolat lisse et brillant.
Quelle différence entre les chocolats ?
- Le chocolat noir est composé de la pâte de cacao, de beurre de cacao, de sucre, parfois de poudre de cacao dégraissée et autre matière grasse végétale non issue du cacao dans la limite maximum de 5% du poids total.
- Le chocolat au lait comprend les mêmes ingrédients auxquels on ajoute de la poudre de lait et des graisses animales.
- Pour le chocolat blanc on ajoute du beurre de cacao, du sucre, de la poudre de lait et des graisses animales.
Plus un chocolat est riche en cacao, plus il va être riche en matières grasses, mais aussi moins sucré. Le chocolat noir va être plus riche en lipides qu’en sucre car il contient plus de cacao et de beurre de cacao. Un chocolat au lait sera plus sucré car il est composé de sucres ajoutés ainsi que de lait. Le chocolat blanc, quant à lui, est très sucré car il ne contient pas de cacao mais du beurre de cacao additionné de sucre. Attention au chocolat industriel composé de cacao bas de gamme, riche en sucre raffiné, en graisses végétales hydrogénées, additifs et conservateurs.
Manger ou déguster du chocolat ?
Prenez une plaquette et regardez le dessous : il doit être lisse et brillant. Cassez-le : le bruit doit être net, claquant, la cassure lisse.
Savourez-le ! Le chocolat, certains « mettent le nez dedans, et ne peuvent plus s’arrêter ! » et l’excès ne laisse pas forcément beaucoup de plaisir ou de satisfaction. Sans parler d’un éventuel sentiment de vague culpabilité.
Pour le consommer il est préférable de le savourez, avec attention. Savourons ensemble … mettons tous nos sens en éveil …
Regardons, observons ce chocolat, sa couleur, sa brillance ou son côté mat.
Sentons-le pour capter tous les parfums qui s’en dégagent. Les senteurs génèrent déjà de l’émotion.
En croquant un petit morceau, prêtons attention à son intensité en bouche, sa texture.
Soyons attentifs aux saveurs, laissons-le fondre sur la langue et concentrons-nous sur les arômes qui se libèrent.
Toutes les saveurs n’arrivent pas en même temps. Elles arrivent successivement, imprègnent les papilles gustatives, qui sont alors comblées.
Quelles saveurs retrouvons-nous ? elles sont fonction de l’origine des fèves : fruits cuits secs ? arômes fleuris ? acidulés ? boisés ? épicés ? miellées ? Prenons le temps d’identifier ces saveurs, leur volupté.
En dégustant lentement le chocolat, en toute conscience, les papilles sont vite comblées, le plaisir gustatif vite atteint, la gourmandise rapidement satisfaite car les saveurs restent en bouche (on ne vide pas la boîte).