Qui peut avoir recours à la PMA ?
L’AMP, ou PMA, est strictement encadrée par la loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique. Ainsi, il y a encore peu, ce procédé était réservé aux couples présentant une infertilité liée à une pathologie, ou souffrant d'une maladie grave risquant d’être transmise à l’enfant.
Le centre de PMA accueillait alors des couples hétérosexuels porteurs d’une maladie grave, génétique ou héréditaire, ou les couples diagnostiqués stériles. Un couple est considéré comme infertile dès qu’il ne parvient pas à faire un enfant après 12 à 24 mois d’essais. Depuis le décret n°2021-1243 du 28 septembre 2021, l’accès à la PMA est ouvert à toutes les femmes, homosexuelles et/ou célibataires.
Comment se déroule le parcours de PMA ?
Un projet de PMA implique de suivre un long processus, qui commence avant toute chose par un bilan de fertilité et plusieurs entretiens avec le personnel de santé. Ceux-ci seront l’occasion pour le couple ou la personne engagée de disposer de toutes les informations nécessaires avant de se lancer : les causes, les risques, les chances de réussite, les différentes techniques utilisées, et la méthode la plus appropriée à leur cas particulier.
Un délai de réflexion d’un mois est alors imposé, afin de bien réfléchir au projet. L’accord devra ensuite être notifié par écrit pour pouvoir continuer le parcours PMA. Les étapes suivantes dépendront de la technique d’AMP choisie et des cycles menstruels de la femme.
Bon à savoir
En cas de don de sperme, le parcours peut être bien plus long, car ces dons restent, en France, peu fréquents.
Quelles sont les chances de succès de la PMA ?
Le taux de réussite de la PMA est très variable selon les techniques utilisées et les profils des personnes concernées. C’est pour cette raison que l’on recommande de commencer par les inséminations (moins invasives) avant de passer aux FIV, en cas d’échec.
En France, les chances de succès dépendent beaucoup de la technique :
- 22 % de réussite avec la FIV ICSI ;
- 20 % de réussite avec la FIV classique ;
- 10 % de réussite avec une insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC) ;
- 14 % de réussite avec un transfert d’embryons congelés.