Les belles journées ensoleillées sont propices aux repas pris au jardin, en terrasse, autour d’un barbecue. Dans la légèreté de ces moments, et pour qu’ils restent de bons souvenirs, il faut rester attentif à la bonne préservation des aliments.
1. Reconnaître l’intoxication alimentaire
L’intoxication alimentaire fait suite à l’absorption d’un aliment ou boisson porteur d’une bactérie, d’un virus, d’un parasite, voire, très rarement, de produits toxiques, comme des pesticides, poisons, métaux lourds.
Les symptômes sont très proches de ceux de la gastro-entérite, la différenciation n’est pas toujours évidente. Elle le devient si plusieurs personnes sont malades après un même repas. La gastro entérite est aussi souvent plus longue à guérir. Les signes arrivent rapidement, souvent quelques heures après l’ingestion du ou des produits toxiques. Ils se manifestent par des nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, parfois fièvre et maux de tête.
Par ces manifestations, l’organisme se défend et rejette les agents pathogènes.
Les médicaments anti vomitifs et antidiarrhéiques doivent en conséquence être pris avec raison pour ne pas entraver l’expulsion des toxiques. La fièvre est aussi un moyen de combattre l’infection. Le repos du tube digestif est salvateur. Dans les 48 h les maux deviennent en principe un mauvais souvenir, même si une certaine fatigue persiste. Au-delà l’avis médical est recommandé.
L’intoxication alimentaire devient une urgence médicale lorsque la personne est confuse, ne peut avaler la moindre gorgée d’eau, a de fortes douleurs abdominales et lorsqu’il y a du sang dans les selles.
Une attention particulière doit être portée aux enfants, femmes enceintes, personnes âgées, et a toutes celles dont le système immunitaire est défaillant. Au-delà de la déshydratation, les risques de complications peuvent être sérieux chez les personnes fragiles.
2. Comment traiter l’intoxication alimentaire
En dehors des cas relevant d’une hospitalisation, il faut se mettre à la diète pour laisser le corps se « nettoyer », et boire de petites gorgées d’eau, de bouillon, de thé pour éviter la déshydratation. Certains médicaments peuvent réguler les vomissements et diarrhées, les spasmes douloureux, mais pour les raisons déjà évoquées mieux vaut ne pas se précipiter, sauf recommandations médicales particulières. Les huiles essentielles de camomille, basilic, estragon, diluées dans de l’huile végétale et appliquées en massage sur le ventre sont de bons antispasmodiques naturels (si tolérance aux huiles essentielles).
La reprise alimentaire se fait par petite quantité, avec des repas fractionnés, en écartant :
- les aliments gras, sucrés
- les laitages
et en préférant :
- le riz, les pâtes, les pommes de terre
- les soupes
- les bananes, compotes
- la viande maigre
- les légumes cuits