Les principes de succession légale
Toute personne ayant vocation à recevoir le patrimoine d'un défunt doit répondre à 2 conditions :
- elle doit être vivante ou avoir été conçue à la date du décès et être née viable,
- elle ne doit pas être exclue de la succession pour indignité. L'héritier est dit "indigne" s'il a commis une faute grave à l'égard du défunt notamment s'il a été condamné à une peine criminelle à titre d'auteur ou de complice pour meurtre, tentative de meurtre, coups, violences ou voies de fait.
Pour définir la part de la succession revenant à chaque héritier il convient :
- de vérifier son lien de parenté avec la personne décédée,
- de déterminer sa place dans l’ordre des héritiers en fonction du degré de parenté le plus proche du défunt.
L'ordre des héritiers dans la dévolution légale
Les règles de succession « ab intestat », définies par l’article 734 du Code civil définissent un ordre de représentation des héritiers :
Le(s) enfant(s) et leur(s) descendant(s) : la loi ne fait aucune distinction entre les enfants, qu'ils soient naturels (nés hors mariage), légitimes (nés de parents mariés), adoptés ou adultérins.
Les parents, les frères et les sœurs ainsi que leurs descendants (neveux et nièces du défunt).
Les ascendants autres que les parents (grands-parents et arrière-grands-parents du défunt).
Les collatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins, cousines du défunt).
Les héritiers les plus proches du défunt en degré de parenté héritent en premier lieu et excluent les héritiers suivants : chaque catégorie définie par les règles de succession légale exclut la catégorie suivante.
Selon la règle de représentation, le(s) descendant(s) d'un héritier lui-même décédé, peut recueillir la part d'héritage qui devait lui revenir.