Contrats en déshérence : quand cela arrive-t-il et quelles sont les conséquences
En cas de décès de l'assuré, le principal cas dans lequel un contrat d'assurance se retrouve en déshérence est lorsque l'assureur n'a en fait pas eu connaissance du décès de l'assuré et que le bénéficiaire ne s'est pas manifesté : le capital dans ce cas n'a pas pu être versé.
Mais d'autres cas existent : lorsque le bénéficiaire n'est pas capable de fournir les documents qui lui sont demandés par l'assureur. Lorsque certaines clauses ou coordonnées manquent dans le contrat d'assurance vie, ou encore lorsque l'assureur ne parvient pas à retrouver les bénéficiaires désignés.
Au terme de son contrat d'assurance vie, un assuré encore en vie peut avoir oublié de prévenir l'assureur d'un déménagement et ce dernier ne disposera pas des coordonnées exactes pour le contacter ou l'assuré peut aussi oublier l'existence du contrat et il ne se manifeste pas.
Dans tous les cas, l'assureur a tout de même des devoirs d'ailleurs musclés par de nouvelles réglementations (voir encadré) : légalement il est tenu de rechercher les bénéficiaires du contrat et de verser les capitaux, et ce, sans que le bénéficiaire en fasse la demande. Le délai de versement des capitaux est d'un mois après que le bénéficiaire ait fourni les pièces nécessaires.
Bon à savoir : la réglementation récente rend moins fréquents les contrats en déshérence
Depuis 2017 il est désormais possible pour le bénéficiaire d'une assurance vie dont l'assuré serait décédé il y a plus de 10 ans d'effectuer cette demande. Depuis la loi de 2014 dite loi Eckert les compagnies d’assurance ont en la matière davantage d'obligations : elles sont notamment tenues de vérifier chaque année le décès d'assurés, et dans les 15 jours suivant le moment où elles prennent connaissance d'un contrat en déshérence. Elles doivent rechercher et prendre contact avec d'éventuels bénéficiaires.